Christian
Administrateur délégué
Guitare folk et électrique, ukulélé
De Michele Azzato, qui installe son atelier en 1919, à aujourd’hui : un siècle de lutherie en Belgique.
Toute notre équipe se tient à votre disposition dans nos deux magasins (Bruxelles et Louvain-la-Neuve) afin de vous aider dans le choix de votre instrument et des accessoires qui les concernent. Bien évidemment, chacun d’entre nous a une affection particulière pour un (ou plusieurs) instrument(s) et/ou des connaissances plus spécifiques. C’est donc l’occasion de vous présenter les membres de cette Dream Team dont nous ne sommes pas peu fiers.
Administrateur délégué
Guitare folk et électrique, ukulélé
Vendeur-conseiller
Violon, alto
Vendeur-conseiller, contact académie
Guitare folk et électrique, basse électrique, claviers, ukulélé
Vendeur-conseiller, community manager
Guitare folk et électrique, basse électrique, ukulélé, batterie, piano
Vendeur-conseiller, luthier (non peut-être !)
Guitare folk, classique et électrique, basse électrique, banjo, ukulélé
Vendeur-conseiller
Claviers, guitare folk et électrique, basse électrique
Vendeur-conseiller
Guitare folk, classique, électrique, ukulélé, dobro, banjo, mandoline
Luthière quatuor
Violoncelle
Luthière quatuor
Violoncelle baroque
Luthier guitare
Basse électrique
Né en Italie en 1887, Michele Azzato gagne Paris à pied vers l’âge de dix ans. Une famille de musiciens l’y recueille, lui apprend le violon et l’oriente vers la lutherie. Mobilisé en 1914 et blessé au combat, il reçoit les derniers sacrements à l’hôpital militaire, et se rétablit.
Arrivé en Belgique, Michele installe son atelier rue Blaes, puis rue du Lombard, avant de se fixer au 79 de la rue des Éperonniers. Il y fabrique des mandolines et des banjos de très bonne facture, et vend violons, violoncelles, contrebasses, cordes et partitions.
L’atelier collabore avec la célèbre maison Jacobacci, à Paris, pour la fabrication des banjos Azzato/Jacobacci.
La guerre passée, où il a vendu radios et petit matériel pour tenir, Michele suit l’engouement naissant pour la guitare. Nicolas Alfonso, grand maître de l’instrument récemment arrivé en Belgique, devient un habitué. Le magasin s’impose peu à peu comme le centre du monde de la guitare à Bruxelles.
À plus de 80 ans, Michele cède le magasin à deux élèves d’Alfonso devenus professeurs de guitare, Jacques et Dominique Cormont. Ils relancent la lutherie, ouvrent l’offre aux instruments du monde, anciens et à vent, deviennent distributeurs de marques espagnoles et allemandes, et font de la maison la spécialiste des cordes. Une librairie musicale, Adagio, ouvre en parallèle.
Le magasin quitte la rue des Éperonniers pour le 42 de la rue de la Violette, dans l’ancien restaurant L’Écu de France. La même année, Michele Azzato s’éteint à 95 ans, après plus de quatre-vingts années de vie parsemée d’instruments.
Après les enfants de Jacques et Dominique, dont Philippe pour le magasin d’instruments, la maison ouvre une succursale au cœur de la ville universitaire, pour les étudiants, les écoles et les musiciens du Brabant wallon.
Le 1er septembre, quand Philippe cesse ses activités, Christian Bormans, l’un de ses employés, reprend la maison avec son vieil ami Benoît Goes, sous la société Blackbird Music. L’accent est mis d’abord sur les guitares folk, puis sur les ateliers, avec l’engagement d’un luthier guitare et d’une luthière du quatuor.
À la fermeture du magasin Hill’s Music, en mars, Azzato en assure la continuité en engageant son pilier, Thierry Herremans, qui poursuit l’entretien des instruments vendus par son père et lui-même durant les cinquante dernières années.
La même année, le choix de guitares et de violons s’étend à des marques plus confidentielles mais de haute qualité, dont la maison assure désormais la distribution exclusive en Belgique : priorité aux instruments européens.
Azzato reste un lieu où l’on vient chercher un conseil qui engage celui qui le donne : un instrument essayé en magasin, réglé à l’atelier, et suivi ensuite.
Azzato, c’est aussi une équipe de luthiers maison, que vous ne verrez peut-être pas souvent : ils se préservent un petit havre de paix propice à l’expression de leur art, à l’étage de notre vieille maison.
Année de fondation
L’année où Michele Azzato ouvre son premier atelier.
Magasins · Bruxelles et Louvain-la-Neuve
Deux adresses, un même soin apporté à chaque instrument.
Instruments disponibles en magasin
Michele Azzato naît le 24 avril 1887 à Marscon Nuovo, en Italie. Vers dix ans, alors qu’il est berger, son village le chasse, ses parents compris. La légende veut qu’il ait jeté des cailloux sur le curé.
Il part à pied et marche jusqu’à Paris. Une famille de musiciens l’y recueille et lui apprend le violon. La lutherie l’attire déjà : il en apprend vite les rudiments, entre en apprentissage dans un atelier, et joue le soir pour gagner sa vie.
En 1914, il est mobilisé. Blessé au combat, on le transporte mourant à l’hôpital militaire, où il reçoit les derniers sacrements. À un ami venu lui rendre une dernière visite, il demande d’être porté dehors : il veut voir le soleil, pas mourir enfermé. L’ami le porte sur une pelouse et, dit-on, lui joue un air de mandoline. Michele s’est rétabli.
Cinq ans plus tard, il ouvrait son atelier à Bruxelles. Il s’est éteint en 1982, à 95 ans, l’année même où le magasin s’installait rue de la Violette, où il se tient toujours.
Poussez la porte de nos magasins, avec ou sans rendez-vous, pour comprendre la maison de l’intérieur.